Mon beau petit poney … !

Posté par LPBSM le 13 novembre 2011

Bonjour,

Grâce à la ville de Rennes, une réunion du Conseil de quartier s’est tenue le jeudi 10 novembre 2011, et nous avons maintenant une première approche d’un projet programmé en 2002, sur un futur Parc Naturel Urbaindes prairies Saint-Martin .

L’utilité étant d’établir une zone pouvant recevoir 60 000 m3 d’eau provenant de l’épanchement d’éventuelles crues (cliquez pour agrandir l’image) .

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Mon beau petit poney ... ! zonedpanchementdescruessuivantleppri1
Zone d’épanchement des crues suivant le PPRI

Pour l’entretien de ces prairies, il ne s’agit plus, à ce jour, de troupeaux de bovins comme nous l’avait annoncé Frédéric BOURCIER, adjoint à l’urbanisme, mais de gentils poneys au nombre de 7-8 qui auront des abris dans les prairies et un autre un peu surélevé en cas de crue .

Au pays des « bisounours », j’applaudirais mille fois la directrice du projet .

Pour installer ces gentils poneys,

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la ville de Rennes dans sa grande mansuétude a payé très cher une étude avec laboratoire de contrôle pour assainir une large bande de terre (en la remplaçant) au milieu des prairies Saint-Martin afin de dépolluer un site occupé autrefois par des « Gitans » (c’est comme cela qu’on les appelait à l’époque)  ferrailleurs .

Aujourd’hui  ce sont, pour le politiquement correct, « des gens du voyage » qui estiment que certaines lois de la république ne les concernent pas parce qu’ils jugent ces lois non-adaptées à leur mode de vie .

La réalité du terrain, avec un camp de « gens du voyage » derrière le cimetière Saint-Martin, nous permet de constater qu’une couche de cendre de plusieurs centimètres, polluante, recommence à être constituée (provenant surtout du brûlage de gaines plastifiées enrobant des fils de cuivre) ; ce qui prouve une activité hebdomadaire et récurrente, donc soutenue . 

Nous ne voulons nullement démobiliser les associations qui souhaitent désamorcer la ségrégation qu’engendre la confrontation d’un petit groupe humain avec un autre, plus grand, pour sa survie par la concertation ; mais force est de reconnaître que pour ces petites communautés, nous ne sommes que des « gadjos » (personne qui n’appartient pas à une communauté Rom), pillables et corvéables pour la survie de leur communauté ; c’est leur morale unificatrice de groupe .  On peut le comprendre, mais ne pas avoir envie d’en supporter les conséquences de façon systématique .

Nous pouvons même penser que si nous étions nés dans cette communauté, nous aurions été peut-être plus revendicatif que certains d’entre eux (éducation oblige) .

Cependant, quand on prend comme prétexte de supprimer des bibliothèques pour instituer en lieu et place des « espaces lectures » afin de rendre plus accessible ces espaces à des gens du voyage qui n’osaient pas y rentrer (dans les bibliothèques), j’ai quand même l’impression qu’on fait une part belle à la ségrégation (notion très répandue à l’extrême droite) contre ceux qui s’imposent de respecter les lois de bonne civilité et du vivre en bonne intelligence .

Au contraire, vont crier, nos dirigeants, c’est pour mieux les intégrer que nous entreprenons cette démarche (voir par exemple un article des DNA (Dernières Nouvelles d’Alsace) où un groupe de 30 caravanes s’étaient appropriées le Parc Naturel Urbain de Koenigshoffen le 23 juillet 2008) .

La ville a tout à fait le droit de se mettre un bandeau sur les yeux pour faire semblant d’ignorer que ces groupes sont avant tout ségrégationnistes .  Cependant nous sommes en droit de lui demander pourquoi elle souhaite tirer profit de l’existence d’une trentaine de familles, pour le moins anarchistes, pour expliciter son désir de pactiser avec des tendances extrémistes …  ?

Aurait-elle des envies de dire :  j’ai réussi là ou d’autres avaient échoués ?

Ou :  je fais semblant d’utiliser la faiblesse d’un petit groupe désigné comme bouc émissaire par une majorité non raciste, mais qui sert ma politique de restriction budgétaire pour faire taire le groupe dominant en lui donnant mauvaise conscience … ? 

Dans les deux cas, nous avons l’impression persistante que l’opinion d’un petit groupe d’oligarques est majoritaire sur le ressenti du plus grand nombre .  Se sentent-ils donc investis du devoir suprême de défendre « la bonne morale » à tout prix, ou ont-ils des difficultés à résoudre les quotas que leur impose l’Europe en matière d’accueil des gens du voyage  ? 

Dans le premier cas, nous avons bien peur qu’elle se « plante » comme se sont plantés leurs parents, leurs grands-parents et leurs arrières grands-parents, sur le même désir d’intégration : faire politiquement évoluer les consciences d’un groupe « raciste » (au sens littéral du terme) sans appartenir génétiquement à ce groupe dont la sauvegarde est basée ancestralement sur sa propre histoire, semble être une gageure réitérative (voir la fin de l’article  sur les Bogomiles ou les Cathares ; à mettre en liaison avec les pèlerinages aux Saintes-Maries de la Mer) .

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(image produite par le Mensuel de Rennes)

Pour en revenir à nos projets d’urbanisation des ZAC Plaisance d’un côté et Armorique de l’autre et de son joli « Parc Naturel Urbain des prairies Saint-Martin » (verra-t-on dans le futur de jeunes enfants dire : « aujourd’hui je vais jouer au PNU » … ?) pourquoi ne nous parle-t-on que de la préservation ripisylve (étymologiquement de ripa (rive) et de sylva (forêt) en latin, qui désigne l’ensemble des formations boisées, buissonnantes et herbacées présentes sur les rives d’un cours d’eau) et pas des barrières qui seront nécessaires ne serait-ce que pour garder les animaux sur ces prairies .

Pourquoi ne nous parle-t-on pas du gardiennage nécessaire pour ne pas assister à la diminution du cheptel, jour après jour, de ces animaux et du coût nécessaire que cela engendrera  ?

Même si Madame Laurence ROUX (jeune directrice du projet de la ZAC Armorique) a réussi à faire rire la salle en demandant si les gens connaissaient la zone du Trublet, alors que la plupart y avaient usés leur fonds de culottes quand ils étaient petits, même si son investissement sur la zone a dû être important puisqu’elle n’y connaissait rien au départ, à l’arrivée cette jeune femme, fort sympathique, n’a pas réussi à convaincre grand monde .

Devrions-nous parler de Madame Sylvie PETIT (directrice du projet sur la ZAC Plaisance) qui n’a pas plus réussi à convaincre son auditoire en se raccrochant à des problèmes informatiques qu’elle ne souhaitait pas inconsciemment maîtriser .

Sans vouloir jeter l’opprobre sur telle ou telle, le souvenir que nous avons de la directrice du projet de la modification du trajet du bus sur la rue de Saint-Malo avec le Boulevard de Verdun, éblouie par une solution éculée qui avait été testée sans succès à Paris (il y a plus de vingt ans) et à Brest sans plus de résultat, avait soudainement un train à prendre lorsqu’on lui demandait si elle avait sérieusement étudié les divers inconvénients de son projet tel qu’elle l’exposait devant un Conseil de quartier .

Nous en avons déduit que les Conseils de quartiers sont des lieux test de toutes les absurdités qu’auraient pu énoncer les directrices de projet, désignées par la ville, lors de réunions plus conséquentes .

Voici un résumé, sans langue de bois, que nous pouvons faire sur l’actualité Rennaise  à ce jour .

 

Pour terminer sur une note moins austère, je vais m’inspirer des commentaires de « Gros Nounours » en le parodiant ;

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mais pour ne pas usurper sa signature, je vais terminer cet article en vous souhaitant    « Bonne nuit les Grands » !

J.M. MARTIN pour LPBSM

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Les Jacobins … Pourquoi ? (n°3)

Posté par LPBSM le 13 juillet 2011

Bonjour,

Si nous en venons à écrire un article numéro trois (n°3) sur les Jacobins, dans notre blog, c’est que nous commençons à comprendre la logique du Conseil Municipal .

En premier lieu, il faut comprendre que les Conseillers Municipaux n’ont pensés qu’à ceux qui viendraient fréquenter le futur Palais des Congrès, les mains dans les poches, en se disant qu’ils pouvaient prendre la première ligne de métro et que cela éliminait toute la problématique de l’accès .

On pourrait se dire qu’ils raisonnent comme des tambours en oubliant complètement que pour présenter un spectacle (ou un congrès), il faut bien de la logistique et de la maintenance .

Comme j’ai du mal à penser que, sur le nombre, cette réflexion n’ait pas été évoquée, on est en droit de se demander comment un tel gaspillage de fonds locaux (en impôts), sur un fiasco prévisible, a pu être voté ?

Pour en avoir une idée, il suffit de vous rendre à Beauregard :

.Les Jacobins ... Pourquoi ?  (n°3) imgp6504redimensionner1

.imgp6516redimensionner1image n°2 ; vous aurez sans doute du mal à lire (même si vous agrandissez l’image en cliquant dessus) le nom de Louvigné-du-Désert  (en cliquant sur le nom vous aurez même la carte)

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.imgp6515redimensionner1Toutes les images, ci-dessus, ont été prises le 9 juillet 2011

Si je vous demande à quoi ces images vous font penser … ?
Je suis obligé de parier que votre réponse sera : « aux pilotis d’un chantier en cours de construction », alors que cela se prétend être une sculpture … (une oeuvre (ce qui ne me dérange pas) mais à laquelle je dénie la terminologie de sculpture) !

Quand on sait que le financement de la « sculpture » (comment peut-on appeler sculpture ce qui est débité par une scierie marbrière … ?)  a été de :

  • 645 000 euros pour la ville de Rennes (donc financés par nos impôts)
  • 550 000 euros par l’ Etat (DRAC  Bretagne) Ministère de la culture
  • 75 000 euros du Conseil Général d’Ille-et-Vilaine (nos impôts)
  • 310 000 euros du Mécénat (décrit sur la photo n°2)

Total : 1 580 000 euros … !

Même si nous ne sommes pas ignorant du fait que ces alignements sont orientés sur le méridien du lieu s’inscrivant dans la continuité des alignements de Stonehenge et de Carnac, l’appellation de « sculpture » semble largement usurpée .

Bon, allez-vous me dire, d’accord pour le côté dispendieux de l’affaire  mais quel est le rapport avec le Palais des Congrès ?

Hé bien, j’en vois deux :

  • Le premier étant qu’un Palais des Congrès aurait été beaucoup plus accessible pour la logistique et aurait permis à ce quartier une animation qu’elle ne risque pas de connaître avec un « FRAC » (Fonds Régional d’Art Contemporain) qui se déplace à Rennes sur fond de rivalité entre communautés de communes, celle instaurée par Châteaugiron  ayant refusé de s’intégrer à celle de Rennes Métropole, mais qui a été la première à accueillir, voire créer le premier FRAC en France « FRAC  de Bretagne » en 1981 fracdechteaugironcren19811

(Le FRAC de Rennes, dont l’idée a germé en 2005,  aura coûté de nouveau 15 millions d’Euros (H.T.) pour l’infrastructure (4,4 Millions par l’Etat, 1,6 M par la ville de Rennes et le reste par le Conseil Régional, donc par nos impôts)) ; les collections à prévoir seront sans doute du même acabit .  Le budget de fonctionnement ne sera pas couvert par les quelques entrées puis qu’aucune ligne de métro ne le dessert à ce jour et qu’il n’y a pratiquement pas de parkings alentours .

.fracderennesmaquettedodiledecq021maquette dessinée par l’architecte Odile DECQ

A votre avis, avec quoi sera payée le déficit budgétaire de cette intrastructure … ?)

 

  • Le second étant qu’une non maîtrise du planning des infrastructures de la ville (donc une non vision d’ensemble dans le temps (certes discutable)) a favorisé la solution la plus simple (voire la plus simpliste) .  Cela, en effet, n’est pas du ressort des architectes qui ont fait au mieux des contraintes exigées .

Pour reprendre et développer le premier point sur l’antagonisme entre le maire de Rennes et celui de Châteaugiron vous pourriez lire les excellents articles dans le « Mensuel de Rennes » (cliquez dans l’article de Daniel Cueff et dans cet article sur « A lire Aussi » pour « voir la carte ici » (en rouge)) et sur la publication papier du n°26 de juin 2011, de la page 56 à 61 par Benjamin KELTZ, pour mieux comprendre la rivalité que nous sommes obligés de subir et de payer par nos impôts locaux entre ces communes « dissidentes » .

Pour le second point, le réalisme ou le pragmatisme devrait un jour arriver à avoir gain de cause avec des pertes financières certes, mais qui seraient moindre que celles qu’occasionneraient la réalisation du projet tel qu’il est présenté à ce jour .

J’espère qu’ LPBSM aura contribué, en étant lu, à influencer cette hypothétique décision .

Pour terminer cet article sur une note d’humour, je vous donne à choisir entre le Frac blanc ou noir :

.fracblanc1 fracnoir1

Pour bien comprendre ces deux précédentes images, il est nécessaire de savoir que le projet des architectes Emmanuel COMBAREL et Dominique MARREC qui n’a pas été retenu, était celui-ci :

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.propositiondecombareletmarrec021

.imgp65351et que celui-là est l’arrière du bâtiment réalisé par Odile DECQ … !

A moins que vous ne préfériez celle-là, … « pour la route » … 

 .imgp6532redimensionner1cliquez sur l’image pour l’agrandir si vous n’arrivez pas à lire le nom sur la plaque ; cette photo a été prise comme les autres le 9 juillet 2011, vue exposée aux regards de tous .

… ou pour garder votre sens de n’humour !

J.M. MARTIN pour LPBSM

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Les Jacobins … Pourquoi ? (n°2)

Posté par LPBSM le 29 juin 2011

Bonjour,

Pourquoi faire un numéro deux (n°2) alors que l’article numéro un (n°1) sur les Jacobins semblait suffisamment étoffé ; mais il n’avait pas été évoqué le fait que le samedi avait lieu, à Rennes, une manifestation importante, essentielle pour la ville et hebdomadaire :

Je veux parler du marché des Lices .

Ce jour là (tous les samedi matin qui débordent très largement sur l’après-midi), l’accès à la rue Saint Louis (qui permet le passage à la rue d’Echange par le quai Saint Cast) est impossible à prendre par la place du Bas de Lices et le petit tronçon de la rue de Juillet, ce qui est normal pour que les piétons puissent circuler en toute sécurité et faire leur marché .

.Les Jacobins ... Pourquoi ? (n°2) placedeslicesruedesinnocentsruedejuilletetruesaintlouis1

Ici, la Place du Bas des Lices se trouve en bas sur le côté gauche de la vue aérienne ; on reconnaît facilement la forme carrée des bâtiments du couvent des Jacobins, avec son cloître au milieu, en haut à droite sur l’image (cliquez sur l’image pour l’agrandir) .

Le samedi est également un jour particulièrement prisé pour les congrès et autres manifestations qui comptent sur les week-ends pour remplir une salle de concert (car cet édifice contiendra deux auditoriums) .  Comment la ville pourra louer ces salles alors que son abord sera si difficile pour installer l’infrastructure d’un concert (par exemple), qu’il découragerait n’importe quel participant (je veux parler du, ou des loueurs de salle, potentiels) .

Si ces salles ne sont pas rentabilisées par manque d’accessibilité qui payera la facture d’entretien de cette structure … ?

Le ridicule ne tue pas ! (*1) Et parfois cela semble bien regrettable car cela éliminerait les « bras cassés » qui veulent gérer des problèmes au-dessus de leur compétence .

Sans souhaiter, bien évidemment, la mort de quiconque, la solution pour éliminer les individus qui prennent ce genre de décision et qui nous coûtent cher puisqu’ils sont rémunérés pour de si piètres résultats, voire de naufrages prévisibles, ne semble à ce jour que passer par les urnes dans notre système démocratique qui nous assure « une relative paix sociale » .

Je souhaiterais cependant que les plus responsables au sein de cette municipalité puissent prendre des correctifs transformant cet équipement en un élément de véritable utilité publique dont le coût de l’entretien serait diminué par sa fréquentation payante et ne nécessiterait pas une disponibilité de circulation obligatoirement gênée les jours de marché .

Je regrette que cette municipalité, qui a mis en place l’instauration d’habitants référents dans les différents quartiers, n’arrive pas à faire participer ces dits « référents »  à des décisions qui engagent pécuniairement tous les citoyens .

Cette paresse démocratique (je sais par expérience qu’il n’est pas facile d’organiser des réunions pour obtenir la disponibilité de tout le monde, mais pourtant, lorsque le problème engage ce que paye chaque citoyen sous forme d’impôts, il serait normal d’y associer les payeurs)  devrait se « payer » dans les urnes ; si donc le sens de la logique du citoyen de base ne suffit plus à faire entendre raison à une municipalité qui se réclame de plus en plus du populisme en ridiculisant la participation de bénévoles qui passent leur temps et leur argent (la municipalité n’est même pas capable de payer un carnet de métro par an à tous les bénévoles qui se déplacent à leur frais pour participer aux diverses commissions de la ville) pour essayer d’améliorer notre vie citoyenne, cette attitude reviendra comme un boomerang sur de bonnes idées lancées mais dont l’application sera un jour, malheureusement, constatée comme décevante .

J’ignore quand ; mais un parti qui limite la possibilité d’expression des idées pour se replier sur sa majorité constituée (voire constitutionnelle) devrait être conduit à mécontenter sa « majorité de base » et devenir minoritaire s’il persiste dans cette attitude dans un avenir indéterminé (je n’ai aucun penchant à jouer les fakirs, les devins ou les diseurs de bonne aventure) .

Je réitère cependant l’affirmation suivant laquelle nous ne sommes absolument pas contre le fait de faire rénover les « Jacobins », plutôt que de les voir se dégrader au fil du temps ; mais, comme nous sommes pragmatiques, vouloir justifier cette rénovation en en faisant un Palais des Congrès qui, pour bien fonctionner, devrait être d’un accès facile par les cars, les voitures, les camionnettes des prestataires de service et de celles de l’approvisionnement en produits frais (puisqu’il est prévu d’y intégrer un restaurant d’envergure(*2)), ne semble pas avoir été suffisamment réfléchie .

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(*2) Plan de coupe vu de la rue d’Echange où toute la façade en grisé est celle du restaurant surplombant la rue .

Comme je ne peux pas supposer un instant qu’une telle décision n’ait pas été mesurée, pesée et réexaminée de nombreuses fois, je suis obligé d’en déduire que l’envie d’acquérir un Centre des Congrès (qui manquait à Rennes), et celui de rénover un édifice qui se dégrade en plein centre-ville, ont été délibérément choisies et amalgamées .

Le véritable problème est que nous ressentons plus un effet d’annonce électoraliste que la pure volonté de rechercher à résoudre un problème qui se posait pour le statut de capitale de la Bretagne et de la ville .

  Tout y est ; mais ce n’est pas situé au bon endroit .

J’ai été congressiste (même si, à ce jour, je le suis de moins en moins) et je sais ce que cherche un congressiste quand il vient dans une ville qu’il ne connaît pas ; en premier lieu trouver son hôtel (voire son hébergement) pour y débarquer ses bagages ; en second lieu, comment rallier le lieu où se passe le congrès .

Or, même si le métro a le mérite d’exister à Rennes, il ne dessert pas tous les hôtels de la ville .  De plus, les prestations les plus économiques se trouvent sur la route nationale 157, via Cesson-Sevigné .

Quand Madame Pascale LOGET (RME), devant une assemblée de citoyens rennais non encartés, vient nous dire que le futur Centre des Congrès pourra être rallié par le métro, on entend plus du psittacisme que le produit d’une réflexion personnelle ; la question posée étant : « Comment les divers prestataires de service pourront-ils accéder à cet édifice ? » .

On imagine fort bien le plombier venir en métro avec son lavabo sous le bras et le représentant en photocopie avec un nouveau photocopieur sur ses genoux dans le métro .

Madame Pascale LOGET est toujours vivante (c.f. : (*1)supra) ; j’en suis ravi car elle défend des problèmes qui me tiennent à coeur et semble plutôt sympathique ; mais énoncer de telles bêtises, sans avoir au moins à en rougir, me pose de graves problèmes sur le fonctionnement de notre municipalité (cette personne est décisionnaire (c’est-à-dire qu’elle vote) sur les projets d’urbanisme au sein du conseil municipal (elle est, en outre,  Conseillère à Rennes Métropole et Vice-présidente du Conseil Régional de Bretagne) .

Quand vous lisez ensuite une superbe prise de position sur le blog de RME (Rennes Métropole Ecologie) à savoir :

« Le XXIe siècle doit être le siècle de l’anticipation et pas seulement, comme l’a été le XXe siècle, le siècle de la réaction : il s’agit non plus de répondre à tel ou tel problème mais bien de faire en sorte d’éviter que n’apparaissent ces problèmes . »

(si vous cliquez sur le texte cela vous renverra sur le blog de RME où vous pourrez lire la phrase en question)

On est en droit de se demander s’il n’y aurait pas une sorte d’inadéquation entre la pensée retranscrite d’un côté (comme une belle profession de foi) et  le discours contradictoire tenu en assemblée publique de l’autre, sur un naufrage prévisible et un futur gouffre financier qu’on vient défendre .

Je suis obligé de m’auto-censurer pour ne pas en dire plus, puisque ce blog est une publication attaquable sur le plan judiciaire, mais je pense que l’essentiel est suffisamment explicité pour que nous comprenions tous l’enjeu du problème .

J’espère qu’il n’y aura pas de numéro trois (n°3), ce qui signifierait que la raison ait enfin retrouvé droit de « Cité » .

J.M. MARTIN pour LPBSM

 

 

 

 


 

 

   

 

 

 

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Les Jacobins … Pourquoi ? (n°1)

Posté par LPBSM le 22 mai 2011

Bonjour,

Nous allons aborder un problème délicat celui de la construction d’un « Palais des Congrès »  en plein centre ville .

Pour peser le pour et le contre  (comme ont dû le faire les conseillers municipaux de la ville de Rennes) vous pouvez aller sur le site : http://www.rennes-capitale.fr/index.php/actualite/2008/pour-un-debat-organise-autour-du-centre-des-congres/ où vous trouverez tout un dossier très bien fait sur le sujet  .

Vous pourrez également lire la « Lettre ouverte à Daniel DELAVEAU au sujet du Couvent des Jacobins » par Jean-Marie GOATER sur le site : http://jeanmariegoater2007.over-blog.fr/article-23125136.html   .

Pour notre part nous allons uniquement nous intéresser à la circulation prévue par le projet autour du Centre des Congrès, de la place Sainte-Anne et du Contour Saint-Aubin, pour en dénoncer sa haute fantaisie .

Le projet de Jean GUERVILLY était certainement le meilleur projet de reconstruction du couvent des Jacobins, sur les trois présentés, mais était-il pertinent de faire un Centre des congrès dans un centre ville aux ruelles exiguës tout en sachant que cela allait entraîner une foultitude de camionnettes de dépannage ainsi qu’un nombre considérable de camions d’approvisionnement (il est prévu deux auditoriums et un restaurant pour congressistes) pour transporter pianos de concert et autres instruments … ainsi que des marchandises périssables, celles de l’alimentation .

.Les Jacobins ... Pourquoi ? (n°1) palaisdescongrsjeanguervilly1

Sur cette image idyllique, nous ne voyons aucune circulation alors que dans la réalité nos étroites ruelles ne suffiront pas à absorber le flux des réparateurs et autres fournisseurs devant gérer cette immense machine .

Madame Sylvie ROBERT, interrogée à ce sujet par LPBSM et fort sympathique au demeurant, a répondu à nos interrogations concernant l’aménagement des pistes cyclables autour du futur Centre des Congrès .

Il ressort de sa réponse que le sens de la rue d’Echange et celui de la rue de Saint-Malo ne seraient pas modifiés mais que le Contour Saint-Aubin devrait voir la suppression de la circulation de transit . 

Je traduis donc que, comme sur la photo idyllique ci-dessus, il n’y aura plus de passage de camionnettes et de camions empruntant cette voie donc que les dits camions et camionnettes venant livrer les nombreux restaurants de la rue Saint-Malo (*), en sens unique, devront impérativement passer par la rue d’Echange en traversant le parking des Jacobins pour accéder à la rue St-Malo, parking qui  deviendrait par ce fait une rue à part entière .

(*)  Il s’agit du petit tronçon de la rue de Saint-Malo compris entre le Contour Saint-Aubin et le carrefour avec la rue Legraverend et la rue de l’Hôtel-Dieu (en haut sur le plan ci-dessous) .

ruedechangen21Cliquez sur le plan pour l’agrandir

Or si les experts de la circulation venaient de temps en temps sur le terrain, ils auraient pu apercevoir qu’à la sortie prévue du parking des Jacobins existe au n°3 de la rue de Saint-Malo une boutique nommée Domino’s Pizza qui se fait livrer par un énorme camion bloquant la rue pendant plus de 20 minutes juste à la sortie du dit parking .

J’imagine déjà la renommée par le bouche à oreille d’un Centre des Congrès rennais dont on ne peut pas sortir .

Ce projet semble donc souffrir d’un manque d’étude élaborée sur la répercussion circulatoire dans le quartier Saint Martin, ayant comme principal but de faire restaurer le couvent de Jacobins à tout prix .

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.Sur le bas de cette image prise en vue aérienne se trouve le fameux parking ne comprenant que 40 places .

.imgp6189redimensionner1Voici l’entrée par la rue d’Echange prise de l’intérieur du parking .

.imgp6186Voici la sortie donnant dans la rue pavée de Saint-Malo prise de l’intérieur du parking .

Outre le fait qu’un parking de 40 places semble ridicule pour faire fonctionner un centre devant recevoir plus de 2000 personnes  (2000 personnes représente les possibilités d’accueil des congressistes mais pas de tout le personnel et des nombreux corps de métier qui devront fréquenter le lieu) les accès au centre même ont été mal pensés ; nous n’avons vraiment pas l’impression d’avoir affaire à des professionnels mais plutôt à des amateurs bienveillants incapables de réaliser un projet cohérent .

Ce qui choque les rennais responsables, c’est de mettre en évidence le fait que nos impôts servent à payer des non-professionnels capable de vous donner un jour une version et le lendemain la version contraire pour justifier des décisions prises par un Conseil Municipal qui semble du même acabit (mises à part quelques exceptions) .

Nomina si nescis perit et cogitorerum (si on ignore le nom des choses, on en perd aussi la connaissance) citation de Carl Von Linné en 1755, vaut également pour le terme « espace-lecture » cherchant à remplacer celui de « bibliothèque » .

Pour ceux qui ne verraient pas le lien entre les deux problématiques semblant différentes, posez-vous la question : mais qui a géré ces deux prises de position ? 

La réponse coule de source (même si nous sommes capable de concevoir que tout  est difficile quand on souhaite mener un dossier à bien dans le cas présent, le manque de réalisme, et de personnel s’attachant à régler les problèmes plus sur des plans (cartes) que sur le terrain, semble conduire à un fiasco programmé .

Les problèmes posés par un grand nombre de cars, de camions, ne pouvant rejoindre la rocade que par la rue de Saint-Malo vont engendrer inéluctablement des problèmes de circulation bien au-delà du futur « Palais des Congrès » .

Pour conclure, même si le projet a le mérite de sauver la dégradation des bâtiments, sa situation même engendrera plus de problèmes qu’elle n’apportera d’amélioration dans tout le quartier Saint-Martin .

Ceci étant prévisible, aucune réponse satisfaisante n’est apportée à ce jour par les responsables du projet aux nombreuses interrogations posées .  Pire, ils les minimisent semblant vouloir gagner du temps  (Madame Sylvie ROBERT avec Laëtitia MEDARD ayant répondu que le « Code de la Rue » imposait la généralisation des doubles sens dans les zones 30 kms/heure pour les voies vélo)  .  Mais où vont-elles trouver la place pour ces voies vélo quand on a peine la place de faire circuler des véhicules dans le petit tronçon de la rue de Saint Malo … ?  (et j’évite de parler de la minimisation des trottoirs dans cette rue) .

L’intervention d’un camion de pompier bloquant la sortie des véhicules sortant du Centre des Congrès, ne semble même pas avoir été envisagée .

Donc, si l’intention de doter Rennes d’un « Palais des Congrès » était bonne, que le projet d’architecte semble valable, le lieu choisi semble lui complètement inadapté pour faire fonctionner correctement cet équipement .  A moins qu’un second « Palais » de plus de 3000 places soit discrètement prévu dans les plans secrets d’une mairie dont la transparence n’est pas le fort … !

J.M. MARTIN pour LPBSM

 

 

 

 

 

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Lettre ouverte à la ville de Rennes

Posté par LPBSM le 14 mars 2011

Bonjour à tous,

J’ai écrit un courriel à Monsieur CADIEU, représentant de Rennes-Métropole pour les voies de circulation, au sujet de l’interruption du trottoir sur le boulevard de la Tour-d’Auvergne .

Monsieur François ANDRE, vice-président du Conseil général, nous exposait le 10 mars que l’action du Conseil général était très importante sur le département en faveur des handicapés mais qu’il y avait sans doute des améliorations à faire .

Je souscris totalement à ces propos surtout lorsqu’on supprime les éléments culturels de proximité dans certains quartiers en racontant qu’il n’y a qu’un kilomètre et deux cents mètres à parcourir pour aller jusqu’à la prochaine bibliothèque ; surtout lorsqu’on réorganise un passage de ligne d’autobus jouxtant une piste cyclable et qu’on oublie de faire soit un passage piéton pour changer de trottoir ou de créer une possibilité de continuité du trottoir en question .

On sent, dans ces deux exemples et dans les divers arguments employés au cours de cette campagne,  combien la ville de Rennes prend en compte le handicapé moteur dans les modifications de la voirie ou en oubliant carrément leur existence dans le cas de la bibliothèque .

Voici donc le courriel envoyé à Monsieur CADIEU, non pour faire de la critique pure, mais pour apporter des idées simples et pratiques afin d’améliorer les nombreux oublis de Rennes ou de Rennes-Métropole à ce propos et en faisant de la vraie démocratie participative .

Nous espérons que cela servira l’intérêt général .

Bien cordialement .

J.M. MARTIN pour LPBSM

 

 

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Une Vraie Ambition pour St Martin

Posté par LPBSM le 1 novembre 2010

Droit de réponse à « La page est tournée …? » :

Il est tout à fait exact que j’ai dit « la page est tournée » mais la citation exacte aurait dû être : « la page est tournée pour la ville de Rennes » .

La page est tournée, pour une bibliothèque, était un joli clin d’oeil . 

Il faut être réaliste : feue notre bibliothèque n’est plus .

Je comprends parfaitement que le deuil puisse être difficile à faire, bien que peu de gens soient venus à son enterrement .

Nous avons donc affaire à des gens qui jouent sur la force pour imposer à tout un quartier leur conception de la culture .

Dans la philosophie des arts martiaux, on apprend à utiliser la force d’un plus fort à son avantage .  Utilisons cet enseignement très pragmatique pour tirer parti de ce comportement en créant, nous-même :

La Nouvelle Médiathèque St Martin

Une Vraie Ambition pour St Martin mdiathquelasourceorlans1

Ici médiathèque La source à Orléans

Puisque personne ne le fera pour nous, organisons nos propres sondages dans le quartier pour savoir comment les riverains la verraient . Travaillons à l’élaboration de ce beau projet en rendant positif les énergies négatives que la colère (justifiée) engendre .

Comparée à Strasbourg : 12 médiathèques (avec les remarques correctrices de Sébastien en commentaire, ci-dessous), Grenoble : 10 médiathèques (mais ville plus petite que Rennes), Nantes : 3 médiathèques, Toulouse : 2 médiathèques et 20 bibliothèques (mais une population double de Rennes),  Rennes joue petit bras .

La création d’une nouvelle médiathèque à St Martin serait l’occasion pour la ville de pouvoir s’enorgueillir d’un équipement qui lui permettrait de rester dans la course et de ne pas paraître l’une des capitales les plus ringardes sur le plan culturel . 

Il est temps de remonter nos manches et de prouver que le quartier Saint Martin sait prendre son destin culturel en main .

L’intégration de l’espace-lecture (qui était une bonne idée au départ mais dont la gestion sur le plan pratique frise le ridicule et le radicalisme), avec sa gratuité, intégré à notre future médiathèque serait un plus par rapport aux autres médiathèques .

 Ne laissons pas à d’autres la gestion de l’avenir culturel de notre quartier .

Il est temps de travailler à un projet ambitieux qui exclut la mort culturelle annoncée de notre quartier .

POSITIVONS  …  et nous aboutirons, tôt ou tard,  à des résultats insoupçonnés à ce jour .

J.M. MARTIN  pour  LPBSM

 

 

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La page est tournée … ?

Posté par LPBSM le 25 octobre 2010

Dans un article de Ouest-France sur l’ouverture de l’espace lecture, J.M. MARTIN semble affirmer que pour nous la page est tournée :

La page est tournée ... ? cid_72F68CA6B959401EAAB1A7E6AE52DA5E@martin32df5a803-1024x911

Non !  Cher ami, la page n’est pas tournée .   Elle l’est peut-être dans la tête de ceux qui gèrent provisoirement la municipalité de Rennes et qui nous avaient promis d’ouvrir la ville à la culture alors que dans la pratique ils ferment deux bibliothèques et une école .

Quand on est capable de dire qu’un tout petit projet (Le couvent des Jacobins) vient de passer de 400 millions d’euros à 600, puis à 820 à ce jour et que ces gens viennent vous dire en face que 500 000 euros pour faire cohabiter un Espace-lecture avec une bibliothèque est ingérable sur le plan budgétaire, on comprend rapidement que ces gens là ne sont pas à la hauteur de la tâche qui leur à été confiée et des émoluments qui l’accompagne .

L’idée généreuse de l’ouverture d’un Espace-lecture ne nous posait aucun problème d’autant plus qu’un système de double entrée à la Maison Bleue aurait permis cette cohabitation au bénéfice de tous .

Le fiasco des « portes ouvertes » de l’Espace-Lecture est édifiant même si pour faire croire à son occupation les enfants de l’école Joseph Lotte ont été invités à cette découverte avec photographe à la clef pour prendre des images rassurantes .

La réalité du terrain est la suivante :

30% des gens qui fréquentaient la bibliothèque ne fréquenteront plus la Maison Bleue .  Ils ont compris que le renvoi des lecteurs à la bibliothèque de Bourg-L’Evêque était une escroquerie puisque la pauvreté de la collection devrait pousser tout lecteur à aller aux Champs-Libres .

Or, aux Champs-Libres, l’accueil est non seulement médiocre mais parfois franchement détestable . 

Un couple que nous avions contacté, habitant à côté des Champs-Libres, venait spécialement à la bibliothèque de St Martin pour l’accueil et la qualité de la sélection des nouveautés .

Une bataille est sans doute perdue, mais pas la guerre !

Nous allons nous battre jusqu’à l’obtention de la réouverture d’une bibliothèque digne de ce nom avec un Espace-lecture qui permettra de faire passer en douceur ceux qui fréquenteront cet espace à la bibliothèque .

Nous regrettons que le manque d’élévation intellectuelle de l’équipe municipale ne permette pas de faire entendre que la politique est la gestion du « bien vivre ensemble » et que la bibliothèque St Martin aurait pu être un modèle emblématique d’ouverture du passage de l’Espace-lecture à la bibliothèque sur un « mode doux » .

L’association  « Hé ! Lecteurs à St Martin » s’est donné une mission culturelle contre toute obédience et influence politicienne . 

Voilà pourquoi nous lutterons  contre le côté ségrégationniste que vous introduisez, de façon inconsciente, entre les lettrés et les illettrés .

Nous souhaitons côtoyer, ceux qui ont trouvé un livre qui les a fait rêver et en faire profiter ceux qui ne l’auraient jamais lu .

La proximité des deux espaces était une opportunité exceptionnelle que vous n’avez pas été capable de déceler .

Sans imagination puisque vous faites un copier-coller de ce qui avait déjà été expérimenté à Versailles et qui n’a duré que deux ans avant de fermer .

De deux choses l’une :

Ou bien, vous êtes des amateurs ignorants des expériences précédemment menées

Ou, vous connaissez très bien le sujet et vous avez comme objectif de faire constater la non fréquentation de l’Espace-lecture pour, à terme, justifier la fermeture de la Maison Bleue .

Dans les deux cas, perversité d’un côté ou ségrégation de l’autre, vous allez peut-être entrevoir que vous introduisez un malaise social incompatible avec l’objectif que vous vous étiez fixé et celui que nous nous sommes fixé .


Pour conclure, si vous n’avez pas encore compris que notre conception culturelle est basée sur la symbiose alors que celle que vous proposez est basée sur la séparation  et que votre conception mène à terme directement sur l’exclusion, vous êtes non seulement dans l’erreur mais aussi beaucoup trop payés pour ce que vous faites .

J.S. CACHE pour LPBSM

 

 

 

 

 

 

 

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Et en plus croyants …

Posté par LPBSM le 12 septembre 2010

Bonjour,

Cet article vient compléter l’article : « Sur nos bibliothèques »  bien qu’il dépasse très largement ce seul exemple .


Les diverses réactions dans tous les quartiers décrivent les mêmes problématiques quant à la notion de concertation que peuvent avoir les différents élus de la municipalité rennaise .

Pour tout un chacun, la concertation est l’action de se concerter, voire de s’entendre, pour agir ensemble .

Pour les élus de l’actuelle majorité, il s’agit de présenter un projet, déjà pré-acté (c’est-à-dire déjà préparé par les équipes employées par la ville), et de demander aux citoyens s’ils ont quelques petites corrections à apporter sur la forme .

Par exemple :  l’élu d’un quartier organise une réunion pour discuter d’un projet de construction d’un bâtiment .  Les citoyens concernés se déplacent  gracieusement pour entendre : « Alors ce bâtiment vous le souhaitez en rouge ou en bleu ? » 

Les citoyens essayent de dire qu’ils ne souhaitent pas voir s’implanter ce type de bâtiment sur cet emplacement .

« Non, non, ce n’est pas la question que nous vous posons » répond l’élu ; « Vous le voulez en rouge ou en bleu ? »

Les citoyens répètent qu’ils ont des raisons pour être contre l’implantation de ce type de bâtiment à cet endroit, et ils exposent ou répètent leurs arguments .

« Je vous entends bien », répond l’élu, « mais, vous ne comprenez pas … ce n’est pas la question que nous vous posions ! » ; « Vous le voulez en rouge ou en bleu ? »

Ad libitum …

Cela peut durer deux heures, jusqu’à ce que l’élu ait un autre rendez-vous .

Ce système inique, qui blesse l’équité, ne semble pas actuellement suffisamment offensant pour faire perdre, à un bon nombre de citoyens, leur croyance en l’attitude démocratique de leurs chers élus . 

Nos élus auraient donc tort de ne pas continuer à exploiter le système … puisque  cela marche … !

Or un très grand nombre d’électeurs, non confrontés à ces réalités, croient toujours sincèrement que les décisions sont prises de façon démocratique, surtout s’ils lisent la pléthore de périodiques publiés par Rennes, Rennes Métropole, etc … (Directeur de la publication : Daniel Delaveau … Daniel Delaveau … tiens, Yves Préault  pour le Rennais) .

Le pire est que nos élus se pensent tous démocrates puisqu’ils ont été élus par les urnes … Ces braves gens, en général, adorent faire appel au bénévolat  mais essayent de cumuler les élections au Conseil régional voire au Conseil général (au cas où …) ; c’est toujours bon pour la retraite !  Pour eux pas de bénévolat ; ils ont toute leur carrière à « faire » .

Ils doivent sans doute estimer que le vocable bénévole provient des termes benêt et vol … !

Sommes nous assez explicite … ?

Parfois nous en doutons . 

Comme on est jamais assez précis, nous allons réaffirmer que notre but n’est absolument pas de lutter contre la croyance démocratique .  Lutter contre une croyance est absurde, ressenti comme destructeur et démotivant .

La croyance est éminemment motrice pour le psychisme humain .

Notre discours essaye justement de préserver cette croyance en disant à ceux qui sont aux responsabilités aujourd’hui, qu’ils sont entrain de démotiver ceux qui donnent gratuitement de leur temps de vie pour améliorer le quotidien de leurs concitoyens .

Il suffirait de presque rien, associer des citoyens en amont et non pas en aval des dossiers à régler, pour que nous nous sentions de nouveau en démocratie .

 

LPBSM

 

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Sur nos Bibliothèques

Posté par LPBSM le 22 août 2010

 Sur nos Bibliothèques img0004rectif11 

Nous sommes tous des religieux, 

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Notre religion est la religion des livres ; on pourrait même dire que c’est la quatrième religion du livre .

Religieux mais au sens du « religarae » latin qui signifie relier les uns aux autres plutôt que relier dans le sens de la reliure (ce qui, pour les livres, aurait pu paraître logique) .

Comme l’écrivait Mircea Eliade, qui nous a quitté en 1986,  « La conscience est considérablement enrichie par l’effort herméneutique déployé pour déchiffrer la signification des mythes, des symboles et autres structures religieuses traditionnelles » dans « La Nostalgie des Origines » .

Et encore : « Les livres nous obligent à perdre notre temps d’une manière intelligente« .

Le conseil municipal a décidé à la majorité de 38/61, de fermer notre temple de la lecture pour y installer un théâtre où des saltimbanques liront des textes afin de stimuler la lecture de leurs auditeurs .   Nous avons  fréquenté pas mal de théâtres, cela ne nous a jamais donné envie de lire la pièce après l’avoir vue .

Dans nos temples règne un silence religieux et chacun s’excuse auprès des autres si, malencontreusement, il a dérogé à la règle en troublant la tranquillité du lieu .  Nous avons été éduqués au respect des autres mais pas a celui de gens qui essayeraient de nous flouer ou de nous mentir . 

Or le 16 décembre 2009, devant un bon nombre de riverains, vous nous avez déclaré sans ambages que notre bibliothèque devrait fermer car elle était l’une des moins fréquentée de la ville de Rennes .  Ce diagnostic, d’après vous, était basé sur le nombre des emprunts de livres .

Lorsque nous vous avons demandé vos chiffres vous avez essayé par diverses circonlocutions d’atermoyer cette demande .

Deux mois plus tard, nous avions la réponse ;  d’après votre comptage,  la bibliothèque St Martin avait gagné 2000 lecteurs sur la période 2008-2009 alors que la fréquentation des Champs Libres était en baisse d’à peu près 10% sur la même période . 

pdf Tableau comparatif de l’évolution des prêts fourni par la municipalité

Comment voulez-vous créer un climat de confiance si vous commencez par énoncer des contre-vérités aussi flagrantes ?

La confiance, ça se mérite ; et le moins qu’on en puisse dire, c’est que vous aurez beaucoup de mal à rattraper vos bévues pour la rétablir .

Grâce à « Hé lecteurs! », les prêts, d’un ersatz de bibliothèque convertie en « point lecture » puis en « espace lecture », continueront à fonctionner avec la possibilité d’y rendre et d’y emprunter des livres ; ce qui n’était pas dans vos primes intentions .

Même si nous sommes obligés de reconnaître que vous nous avez fait cette petite concession sur votre programme initial, vous pourrez aisément comprendre que nous serons obligés de rester vigilants en regard de gens qui acceptent de fermer deux temples de la lecture et un temple de la culture (à savoir l’école Kennedy, déjà assassiné en 1963(*1)) et qui se disent socialistes !

Vous aurez beau vous réfugier sous le traditionnel argument budgétaire (dernier bastion quant on est acculé et qu’on manque d’argumentaire), lorsqu’on voit ce qui est gaspillé sous d’autres intitulés, on est en droit de se demander qui se moque de qui ?

Vous semblez donc privilégier l’oralité par rapport à l’écrit .  Or après avoir invité les Maliens de Bandiagara (tous Dogons) à la Caravane de Quartier du 10 juin 2010 Cravane de quartier du 10 juin 2010 vous semblez ignorer que l’auteur Peul de renommée internationale, Amadou Hampâté Bâ (qui revendique la fondation de Bandiagara par les Peuls) a écrit : « Lorsqu’un Griot meurt c’est toute une bibliothèque qui brûle » .

Voilà où conduit  la seule oralité et la non-préservation de la pensée par-delà nos fragiles existences .

Mais je comprends que cela ne vous gêne pas beaucoup puisque vous semblez être coutumier du fait Des livres à la benne le 18 juin 2009

rennesouestfrancesurlesbibliothques.doc .

Si les livres n’avaient pas existé, comment pourrions-nous lire la pensée de Lucrèce dans « De Natura Rerum » alors qu’il est mort depuis le premier siècle avant J.C. ?

folio n°1  Lucrèce philosophe et poète latin du Ier siècle avant J.C.

Si nous utilisions le langage critique et peu châtié, de Jean-Pierre COFFE,  nous pourrions vous dire que votre politique de stimulation orale : « C’est de la m…. ! » .

Comme nous sommes plus mesurés, nous vous dirons que votre politique de stimulation orale ne pourrait être efficace que si vous aviez de vrais pédagogues sous la main .  Il ne semble pas que ce soit actuellement le cas (sauf preuve du contraire) .

Pour terminer cette « dithyrambe » (*2), si vous souhaitez vraiment mettre la culture au pas, nous vous conseillerions le dernier « ipad (2, 3 ou 4qui ne sont pas encore d’actualité) » que vous pourrez, très certainement, verrouiller à loisir et où ne pourront être consultés que les ouvrages que vous souhaiterez être lus dans le futur ; c’est ludique à souhait (certes encore un peu lourd aujourd’hui) mais les gamins vont adorer .img0012.jpgimg0014.jpg

Si la gestion des déchets toxiques engendrés par la destruction des vieilles versions ne vous fait pas peur, on peut dès aujourd’hui (moyennant 600 Euros par instrument) acquérir ces petits bijoux qui peuvent remplacer un bibliobus .

Confiés au grand public, les pannes seront nombreuses et le coût des réparations sera proportionnel au coût de l’engin .  Comme la mémoire de ce genre de système est volatile, un pool d’informaticiens programmeurs sera sans doute à prévoir .

Mais dans un premier temps vos statistiques de fréquentations des bibliothèques remonteront, ainsi que celles de vos dépenses .

Vous voyez que les dépenses inutiles offrent un océan de justifications …

sans faim (*3) … pour certains !

A suivre …

lpbsm

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